Depuis leur lancement en 1984, les mythiques Air Jordan se sont construites une légende. Nous revenons sur chacune d’entre elles au travers d’anecdotes, de quoi tester votre culture générale sur cette légendaire paire de chaussure.

Aujourd’hui, coup de projecteur sur les 12 premiers modèles de la marque.

AIR JORDAN I : elles furent interdites par la NBA car elles ne respectaient pas le règlement en vigueur à l’époque obligeant à ce que les chaussures soient nécessairement aux couleurs de la franchise. Chaque match disputé avec cette paire de chaussure sanctionna Michael Jordan d’une amende de 5000$. Le buzz Air Jordan était né.

AIR JORDAN II : dessinées par Bruce Kilgore, elles sont tristement célèbres par ce que ce sont celles que MJ portaient lorsqu’ils se blessa grièvement, l’obligeant à manquer 64 matchs de saison régulière. Coup du sort ou pas, MJ les avaient également au pied lorsqu’il passa 63 points aux Celtics. Les matériaux choisis pour la AJ II étaient uniques pour le milieu des années 80 : cuireitalien et fausse peau de lézard sur le côté. Les acheteurs de l’époque ont souvent constatés que la semelle intérieur se craquelait. Difficile à accepter quand on sait que la paire était commercialisée 100$.

AIR JORDAN III : première paire de la série dessinée par Tinker Hatflied, ce sont les préférées de Michael Jordan. Le logo « Jumpman » vient remplacé pour la première fois le logo « Wings » que Peter Moore avait créé pour la AJ I. Les AJ III sont les premières à proposer une bulle d’air visibles sur le talon ainsi que « l’éléphant print » dont Brand Jordan fera l’une de ses marques de fabrique. Sa réédition de 1994 connue un succès plus important que le modèle original de 1988.

AIR JORDAN IV : fortement inspirée de la III, la IV est la toute première Air Jordan à être commercialisée en dehors des Etats Unis. Brand Jordan choisit la AJ IV pour tester son concept « retro » avec des couleurs différentes des modèles originaux. Elle fit une apparition remarquée dans le film de Spike Lee « Do The Right Thing ».

AIR JORDAN V : pour la première fois, des Air Jordan proposent des innovations dont le but premier n’est pas le confort du pied mais le plaisir des yeux. Semelle transparente, languette réfléchissante, fermoir pour les lacets. Pourtant superbement imaginées, les AJ V présentaient le défaut de jaunir au contact de l’eau, obligeant ses heureux propriétaires à devoir les ranger avec un petit sachet de silice. Elles font une apparition remarquée dans le générique du « Prince de Bel Air » et dans le premier épisode de cette même série. La légende dit que Tinker Hatflied aurait trouvé son inspiration dans les avions de combat de la seconde guerre mondiale.

AIR JORDAN VI : si la AJ V tire son inspiration des avions Mustang de la seconde guerre mondiale, la AJ VI s’inspire des Stealth Fighter F-117. Pour le reste, on retrouve les traits de caractère de son ainée : semelle transparente et fermoire à lacets. Le revers de la languette comportait l’inscription « tirer sur la languette » histoire de rappeler comment faciliter l’insertion du pied dans cette chaussure montante. La AJ VI est aussi connue pour être celle que portait MJ lors de son premier sacre face aux Lakers de Los Angeles. Tout comme sa grande soeur, les semelles de la AJ VII jaunissaient au contact de l’eau. Il faut croire que Brand Jordan n’avait pas encore trouvé la solution à son problème, sans quoi la marque n’aurait sans doute pas réédité deux fois la même erreur.

AIR JORDAN VII : modèle le plus controversé depuis la création des AJ en 1984, la AJ VII a encore du mal à convaincre aujourd’hui. Considérée comme une fusion entre la AJ VI et la Nike Huarache, certains éléments de la chaussure rappellent le design tribal africain très en vogue à l’époque. Sans douté échaudée par les problèmes de jaunissement des deux précédents modèles, Brand Jordan décide de l’équiper d’une semelle en néoprène.

AIR JORDAN VIII : sortie en 1992, on lui a associé des qualificatifs peu glorieux dont le très péjoratif « sabot ». Grosse et lourde, beaucoup ce sont par ailleurs interrogés sur la présence et l’efficacité du strap entourant la chaussure. La AJ VIII propose le logo « jumpman » dans une matière toute nouvelle. Jusqu’à présent collé ou imprimé, le Jumpman est dorénavant constitué d’une matière tactile puisqu’il s’agit de boucles de laine comme sur de la moquette. Le fond du logo rappelle les 3 couleurs principales de la chaussure. Certains y ont vu une déclinaison du logo « peace & love ».

AIR JORDAN IX : première paire de Jordan commercialisée depuis la retraite de His Airness, elle intègre un chausson intérieur et un « 23 » sur-dimensionné au-dessus du talon. Des mots dans différentes langues (traduction droite : dedicated, force, intense, freedom, graceful – traduction gauche : sport, independance, freedom, athletic, hope) sont termoformés sur la semelle comme pour rappeler que la vague Air Jordan touche dorénavant tous les pays du monde. Omri et Julie Rotblatt-Amrany – les créateurs de la célèbre statue de MJ à l’entrée du United Center – ont choisi de lui faire porter des Air Jordan IX puisque ce sont les seules qu’il n’avait jamais véritablement portées sur un terrain de basket.

AIR JORDAN X : combinaison de plusieurs précédents modèles, elle n’a jamais été véritablement approuvée par MJ, sans doute parce que Tinker Hatflied l’a conçu sans véritable feed-back de MJ trop préoccupé par sa nouvelle carrière dans le baseball. La AJ X propose un système de laçage rapide et reprend sur sa semelle quelques unes des récompenses que MJ a décrochées jusque là. La légende dit que les couleurs criardes de la chaussure font écho aux périodes difficiles que MJ traversa à ce moment là de sa carrière. Scottie Pippen la porta lors de la saison 1994-95.

AIR JORDAN XI : synonyme de come-back, elle rappelle celui de MJ en NBA, le retour de Tinker Hatffield comme designer vedette et le retour des semelles transparentes qui ont tendance à jaunir. Indéniablement la plus populaire, elle est la première chaussure de sport à intégrer une pièce en carbone. La couronne vernie noire qui l’entoure est pour beaucoup dans le succès de cette chaussure dont beaucoup reconnaissent le côté élégant. Réédité à l’automne 2000, elle a fait l’objet de quelques modifications : noir et blanc plus profonds, semelle plus rigide et moins plate. Pour la plupart des sneaker heads, la réédition est plus aboutie que le modèle original. MJ en porte une déclinaison noire et bleue dans le film Space Jam.

AIR JORDAN XII : disponible à partir de 1996, elle est la première paire de Jordan à ne faire aucune allusion à la marque aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. La XII est la toute première à s’approprier le concept « Zoom Air ». Inspiré du pavillon de la marine japonaise, c’est également le premier des 23 modèles de la gamme à avoir été porté simultanément par Michael Jordan et Scottie Pippen. La AJ XII appartient à Brand Jordan, filiale alors nouvellement crée. L’intégralité des précédentes créations avait été conçue sous la direction de Nike.


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