Depuis leur lancement en 1984, les mythiques Air Jordan se sont construites une légende. Sneakers-culture.com revient sur chacune d’entre elles au travers d’anecdotes, de quoi tester votre culture générale sur cette légendaire paire de chaussure.

Après la première moitié de la saga que nous avions évoqué fin novembre, coup de projecteur cette fois sur les modèles 13 à 23.

 

AIR JORDAN XIII : l’une des chaussures favorites de MJ, elle a la particularité d’intégrer un hologramme vert sur la partie extérieure de la cheville. Selon l’angle d’inclinaison, l’hologramme montre un ballon de basket, le numéro 23 ou le logo « jumpman ». La AJ XIII est inspirée d’une panthère noire ou « Black Cat », également surnom donné à Jordan au début des années 80. La chaussure possède de petits coussinets qui rappellent ceux de la patte de l’animal. L’hologramme, quant à lui, est une allusion à l’œil du fauve qui reste visible dans l’obscurité. La AJXIII propose un équilibre entre performance et design comme jamais une paire de chaussure ne l’avait fait auparavant. On pourra seulement regretter l’opacification de l’hologramme avec le temps.

AIR JORDAN XIV : pour la AJ XIV, Tinker Hatfield s’est inspiré de la Ferrari 550M de Michael Jordan en poussant la comparaison jusqu’à intégré le logo Jumpman dans l’encart Ferrari. Selon de nombreux spécialistes, il aurait frôlé la perfection avec ce modèle offrant un confort exceptionnel et une harmonie suffisante pour rivaliser avec les célèbres AJ III, XI ou XIII. Chaque pied est recouvert de 7 Jumpman soit un total de 14 comme le numéro de la chaussure. L’extrémité des lacets est enfichée dans un capuchon métallique histoire d’apporter encore un peu plus de finition à un modèle déjà parfaitement cohérent. Michael Jordan ne les porta qu’à tois reprises lors de NBA Finals 1998. Les AJ XIV resteront à coup sûr dans l’histoire puisqu’elles sont associées au shoot à la dernière seconde de Jordan face à Bryon Russel.

AIR JORDAN XV : première Air Jordan conçue depuis le second départ à la retraite de MJ, elle marque une rupture avec les autres modèles de la gamme. Très agressive visuellement et en partie constituée de kevlar, elle rappelle le X-15 aircraft de la NASA. Le confort de la chaussure a fait l’objet de beaucoup de critiques. Elle aurait dû être la dernière création de Tinker Hatflied. Il reviendra finalement pour la AJ XX, sans doute déçu du scepticisme entourantla AJ XV. La légende dit que la pièce de mesh proéminente sur l’avant-pied serait un clin d’œil à l’habitude que Jordan avait de tirer la langue sur les actions importantes.

AIR JORDAN XVI : Tinker Hatflied parti, c’est à Wilson Smith qu’est confié la mission de dessiner le 16ème modèle de la gamme. Smith dessine donc la AJ XVI en adoptant le meilleur de ses grandes sœurs mais sans les parodier. On retrouve par un exemple la semelle transparente, mais sur toute la longueur de la semelle. A l’inverse, le cuir verni de la AJ XI est repris mais exclusivement sur le bout du pied. Pour afficher sa marque de fabrique, Smith recouvre la chaussure d’une large pièce de cuir amovible et maintenue par un bouton pression. Il était recommandé de retirer cette pièce lors de la pratique du basketball mais l’expérience à montré que les heureux propriétaires de la AJ XVI la laissait au placard le reste du temps également.

AIR JORDAN XVII : d’après ses créateurs, la AJ XVII tire son inspiration d’une Aston Martin ainsi que du flow jazzy si cher à Michael Jordan. Comme la AJ XVI, la AJ XVII possède une pièce en mesh et en cuir détachable. Elle est la plus chère des Jordan commercialisées jusqu’à présent puisque son prix de vente était fixé à 200$. Le modèle orignal était vendu dans une valise en métal accompagné d’un CD proposant l’hymne de la chaussure, un morceau de jazz bien entendu. La AJ XVII a eu un succès tout relatif par rapport aux modèles conçues jusqu’alors.

AIR JORDAN XVIII : fruit de l’imagination de Kate Kuebis, elle bénéficie de la technologie « Dual-layer Zoom Air Cushioning » et intègre quelques matériaux avant-gardistes en particulier les traditionnelles fibres de carbone. Si la AJ XVI était une déclinaison de la Ferrari 550M, le design de la AJ XVIII est à trouver dans la Lamborghini Murcielago. Recouverte d’un cuir exceptionnel, plus précisément du veau velours, cette Air Jordan est à consonante 100% italienne gage de qualité et de raffinement. Parce que le daim nécessite un entretien particulier, Brand Jordan accompagne la paire de chaussure d’une serviette brodée du logo Jumpman et d’une brosse de nettoyage (uniquement pour le coloris Black/Royal). Ce choix est d’autant plus justifié que depuis quelques années, la tendance est à l’accessoirisation. Depuis la AJ XVI, les designers de la marque recouvrent systématiquement la chaussure d’un empiècement. La AJ XVIII n’échappe pas à la règle. Il faudra attendre la AJ XXI pour que ce concept finisse par disparaitre de l’esprit des créateurs. MJ portera cette chaussure à une seule reprise, le 16 avril 2003, date à laquelle il arrêtera définitivement la compétition.

AIR JORDAN XIX : Jordan éloigné des terrains, elle marque un tournant puisqu’elle est le premier modèle totalement conçu pour les fans. La filiale de Nike avait déjà recherché son inspiration chez un animal. Il s’agissait de la panthère noire pour la AJ III. Elle réédite l’expérience pour la AJ XIX en s’inspirant d’un serpent d’Afrique, le Mamba noir plus communément appelé « Black Mamba ». Avec la AJ XIX, Brand Jordan a tenté de reprendre les traits principaux de l’animal : agilité, agressivité, dangerosité. Elle lui empreinte également sa robe gris métallique. En réalité, le design de la AJ XIX est travaillé pour en faire une chaussure souple et hyper confortable. Elle est surtout la plus légère de toute les Jordan conçues jusque là. Parmi les matériaux et technologies intégrés, on retrouve le « Tech Flex », le « full-length Zoom Air », les fibres de carbone. De quoi perturber les néophytes.

AIR JORDAN XX : sa caractéristique la plus notable est la présence d’une pièce velcro recouvrant le dessus de la chaussure. L’empiècement est lasérisé et expose les grands moments de la carrière de MJ. Sa semelle est très largement inspirée de la Nike Huarache. La chaussure possède un strap, pas forcément indispensable, mais qui rassure les septiques échaudés par la taille basse de la chaussure. Elle intègre également la nouvelle technologie IPS (Independant Podular Suspension) dont le graphisme sur la semelle reprend les 20 dernières paires de Jordan. La AJ XX est inspirée des courses moto, rapport à la récente collaboration de Jordan avec une écurie, et parce que la passion du deux roues lui a été fomellement proscite durant sa carrière. On aurait pu s’attendre à un succès plus important de la part de la AJ XX, d’autant qu’elle fut à nouveau concoctée par le designer vedette de la marque, Tinker Hatflied.

AIR JORDAN XX1: pour la énième fois, les designers Brand Jordan reprennent les lignes d’un véhicule automobile. Cette fois, c’est le coupé Bentley Continental GT qui est choisi. Le revêtement est du veau velours de quoi offrir un modèle raffiné dont on imagine que les designers ont souhaité que l’on puisse le porter aussi bien pour la pratique sportive que de façon plus habillée. Une fois encore, Brand Jordan nous inonde de technologies comme pour rappeler que la chaussure offre ce qu’il y a de mieux : IPS, Zoom Air, Encapuslated Air, Carbon. Le numéro 23 réapparait, au niveau de la cheville et en relief. Un message est également visible lorsque la chaussure est placée sous ultra violet. La AJ XXI est montante, très montante même et donc totalement à l’opposé de la AJ XX qui proposait une coupe basse bien que renforcée par un strap. Si les comparaisons avec la Bentley sont évidentes, celles avec une chaussure de sport le sont beaucoup moins.

AIR JORDAN XX2 : ses lignes sont celles de l’avion F22-Raptor, un avion de chasse furtif développé par les Etats-Unis à la fin des années 80. En remplaçant les tiges de carbone par du titanium, Brand Jordan est une nouvelle fois à la pointe de l’innovation. La filiale de Nike nous offre surtout une chaussure extrêmement légère dont la coupe est sensiblement plus académique que ce qui avait pu être proposé les quatre années précédentes.

AIR JORDAN XX3 : least but not last, elle est commercialisée à partir de 2008 et signe la fin d’une dynastie puisque dorénavant la marque n’attribuera plus de numéro à la chaussure mais seulement son année d’édition. Brand Jordan abandonne le titanium, sans doute trop cher, et réintègre les éléments de carbone qui ont fait le succès de la marque pendant plus d’une décennie. La chaussure est entièrement brodée. La signature de Jordan est imprimée sur le bout du pied et son empreinte digitale et reproduite sur la semelle. Zoom Air et IPS rappellent notamment que si un soin tout particulier est apporté aux finitions, la performance reste un leitmotiv chez Jordan. La AJ XXI3 est la toute première Air Jordan a minimiser son impact environnemental en réduisant l’utilisation de produit chimique et en préférant l’utilisation de produits recyclés.


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