La Jordan V Tiffany by Raphy

Qui a eu un jour la curiosité de customiser une paire pour son plaisir, Raphy simple amateur de Sneakers en a eu l’idée, nous lui avons posé quelques questions afin de connaître sa démarche.

Présente toi en quelques mots ?
Bonjour Max et bonjour tout le monde, je m’appelle Raphael (Raphy Ghezouani sur Facebook et @raph_is_a_joke sur insta), j’ai 24ans, j’habite Lille, je travaille dans un milieu qui n’a rien à voir la basket puisque je suis manutentionnaire. Sinon, je pratique le football en club depuis tout petit, je commence tout doucement à me lancer dans la photo et je suis passionné de sneakers.

On a récemment aperçu ton custom assez particulier d’une Jordan V Tiffany ? Peux-tu nous en dire plus ?
Que dire sur ce custom si ce n’est que c’est ma première vraie création. Je m’étais déjà amusé à “customiser” des Swoosh sur mes Nike AirMax mais ce projet c’est autre chose. J’ai vu pas mal de customs plus ou moins bien fait fleurir sur le net ces derniers temps comme la magnifique AF1 pigeon de mon pote Mehdi (dont même Jeff staple a parlé) ou la Asics GL3 COA de Rudness et je me suis dit pourquoi pas moi. C’était plus un défi personnel, je voulais savoir si j’étais capable de faire un truc de qualité. J’ai donc décidé de me lancer en choisissant une base connue (Air Jordan 5 Oreo) et un coloris simple mais apprécié dans le milieu, celui de la Nike Dunk x Diamond Supply Co (Tiffany). Je dois avouer que je me suis vraiment amusé et que le résultat est plutôt cool.

Eclaire-nous sur les différentes étapes qui jalonnent la création de ce modèle si particulier ?
J’ai suivi 5 grandes étapes pour élaborer ce custom:

– Le choix du CW: le coloris Tiffany. Un coloris simple, beau, efficace et reconnaissable entre 1000 avec son contraste entre son noir profond et son turquoise lumineux.

– Le choix de la base: La Jordan V Oreo. Même si ce n’est pas mon modèle préféré je trouve que son upper en nubuck noir colle parfaitement au thème que j’ai choisi.

– Le Check: J’ai fait un tour sur le net pour savoir si l’idée n’avait pas déjà été prise et même si certain modèle existe déjà, aucun ne collait vraiment à ce que je souhaitais faire a savoir ce rapprocher au plus du modèle de base (la Dunk tiffany).

– La vectorisation: C’est une sorte de croquis de la paire que l’on fait sur l’ordinateur et qui m’a permis de tester différentes associations jusqu’à trouver la bonne.

– L’application: C’est le travail à proprement parlé, l’étape qu’il ne faut pas louper et où on doit s’armer de pinceaux, peintures et surtout de patience et de précision pour un résultat le plus propre possible.

Selon toi, pourquoi le custom est-il si répandu ? au point que certaines marques récupèrent cette tendance issue de la rue ?
Pour moi il devient de plus en plus populaire car il permet à n’importe qui de laisser libre court à son imagination et de créer des paires uniques qui pourront, qui sait, inspirer les marques. C’est en quelque sorte un moyen de se démarquer. Et pour ceux qui veulent un custom mais qui ne se sentent pas l’âme d’un artiste il y a toujours les pro du domaine comme Rudnes Custom, Rudboy ou Julien Swoosh en France mais aussi JBF et Noldo aux US. Cette tendance s’exporte tellement que les marques ont senti le filon et proposent des programmes de personnalisation de plus en plus poussés. C’est un moyen comme un autre de capter le client surtout quand on voit la multitude de modèles, matières et coloris proposés sur le Nike ID par exemple.

L’avènement des programmes ID chez les marques depuis plusieurs années est-il une simple réponse à la personnalisation produit ? Ou est-ce un moyen d’attirer les fans de custom vers ces dites marques?
Les programme de personnalisation sont en pleine expansion c’est vrai. Les marques ont bien compris qu’en matière de chaussures comme en matière de lunettes ou de voitures, le client aime avoir ce qu’il ne trouvera pas chez le voisin. De plus ce système n’est pas exclusivement réservé à la chaussure Lifestyle mais aussi aux B-ball, aux chaussures de foot et d’athlétisme par exemple, tout pour ce prendre pour une star sur le terrain. Et en proposant toujours plus de nouveautés (matières, coloris, bases…) les marques cherchent à attirer de nouveau clients sur un nouveau marché même s’il faut bien avouer que le quasi monopole est détenu par Nike . Si le prix d’une paire est un peu plus cher qu’un modèle basique, cela permet d’avoir sa propre création avec de bon matériaux. Puis pour ceux qui veulent l’excellence il y a aussi le programme BESPOKE qui est encore plus poussé mais qui n’est pas à la portée de toutes les bourses. Donc pour résumer, c’est un bon moyen de se différencier à moindre coût et d’attirer toujours plus de clients même si un vrai fan de custom trouvera ce type de programme assez limité et se sentira sûrement un peu trop enfermé à mon goût.

Le mot de la fin ?
Merci Max de m’avoir permis de présenter ce custom et de m’avoir donné la chance de m’exprimer ici. Je tiens à remercier tout particulièrement trois amis que j’ai rencontré grâce aux kicks et qui m’ont aidé et conseillé tout au long du projet: Mehdi AKA Disiz, Jeremy Leger dit le barbu et Joey JoJo l’hollandais. Ces gars là prouvent que le game n’est pas mort comme certain le laissent entendre. Un petit big Up aussi à ma #TeamBourbier .

S.A

BackToTop
Sneakers Culture by ILL - 2018 - Tous droits réservés - ML -