Band Of Brothers Part 5

Dans la rubrique band of brothers nous donnons la parole à des amateurs de sneakers, pour cette cinquième interview express Jordan Samper a des choses à vous dire…

Bonjour Jordan, présente toi en quelques mots ?
Bonjour à tous et à toutes. Je m’appelle Jordan Samper. J’ai 35 ans.
Je suis artiste peintre et réalise des peintures depuis plus de dix ans. Dernièrement, je me suis lancé dans la peinture de sneakers que je collectionne depuis mon adolescence.

Par quel bias es-tu venu à la sneakers ?
Je suis venu à la sneaker par le biais du cinéma, des séries télévisées, de la publicité et par les clips sur MTV.

Te souviens-tu de ta première paire ?
Ma première paire emblématique était une Jordan VII Hare. Mes parents me l’avaient offert pour mon anniversaire. C’était une paire achetée en soldes. C’est encore tout frais dans ma mémoire. Première fois que j’avais une paire de cette trempe aux pieds. Dans ma chambre, je regardais le film ‘Back To The Future II’ en jetant un œil amoureux à ma Jordan aux pieds de mon lit. J’ai porté cette paire jusqu’à ce quelle rende l’âme d’usure.

En tant qu’artiste Peintre trouves-tu des similitudes entre le processus de création du design d’une sneaker et celui d’un tableau ?
Derrière la création d’une sneaker ou d’un tableau il y a un artiste, une vision. Un designer s’efforce de répondre à des attentes de confort, de performance, de logique par rapport à une fonction précise. Les traits sont pensés en prévision d’un but, d’une action, d’un usage. L’artiste lui aussi peut voir les choses comme cela s’il souhaite faire intervenir le spectateur dans son travail. Cependant, un tableau est avant tout un accouchement d’une idée qui obsède. C’est pouvoir mettre sur une surface ce que l’on ne peut plus garder en soi. A ce moment là, l’artiste ermite en pleine réalisation ne pense pas encore au spectateur.

Te considères-tu comme un sneaker addict ?

Ce terme est à la mode, qu’en penses tu ?

Je ne pense pas être un “addict” de la sneaker. Je reste réfléchis dans ce que je fais. Je n’irais pas me mettre en danger financièrement pour une paire. Je ne suis pas dans la compulsion. Je peux attendre plusieurs semaines, mois, années pour trouver la paire qu’il faut. Ça ne m’empêche pas d’être excité à la réception d’une paire. On a tendance à oublier que la dépendance se cache derrière l’addiction.

Le rétro est à l’honneur chez les marques depuis plus de 10 ans. Que penses-tu de la qualité de ces produits ? Les matériaux ayant évolué, est-ce que les rééditions sont forcément de meilleure qualité que les modèles OG ?
Je m’oriente sur des retro quand je ne peux pas faire autrement. Certains modèles ne peuvent plus être portés car trop sensibles au temps qui passe. Souvent les retro sont un peu différentes des OG. Parfois, la forme générale de la chaussure change. D’autres fois, ce sont les coloris qui sont sensiblement différents. D’autres fois encore, on y ajoute un élément qui n’était pas là à l’origine. Je privilégie les modèles OG quitte à attendre indéfiniment. Les OG sont les témoins d’une période dans le temps que ce soit pour les matériaux choisis, la technologie utilisée (quand il y’ en a une) ou même la qualité d’assemblage. Ces paires ont été pensées et réalisées à un moment bien précis. Autrefois, les cuirs étaient véritables, épais. Les standards d’il y a vingt ou trente ans sont nos versions premium d’aujourd’hui.
Tout cela reflète une époque et l’état d’esprit des marques qui voulaient nous donner le meilleur.

Es-tu un collectionneur ou un passionné ?
Je suis collectionneur, chineur. J’aime passer du temps à faire des recherches sur un modèle. Connaitre leur histoire, de savoir qui les a dessiné, porté. Tout autant d’informations qui seront susceptibles d’être partagées par la suite avec d’autres, vu tout le temps que je peux consacrer aux kicks je pense être clairement passionné par le sujet.

Certaines sneakers de part leur histoire, leur design sont devenues de veritables oeuvres d’art, as-tu un avis la dessus ?
Certaines paires sont devenues emblématiques. Elles ont marqué leur temps. Elles sont sources d’émotions comme pourrait l’être des œuvres d’art dans lesquelles on se projette. Le parallèle entre les deux me semble naturel.

Tu es l’un des rares en France à posséder une air MAG pourquoi avoir acquis un tel modèle ? quelle fut ta motivation?
La Nike Mag a toujours été mon GRAAL ! Depuis 1989, c’était ma paire de référence. Ce fut un électrochoc quand j’ai vu la scène de “laçage automatique” dans le film ‘Back To The Future II’. Et ce logo ‘Nike’ luminescent et bleu me retournait la tête à chaque fois ! Cette projection dans le futur était tellement réussie et bien pensée que cela ne pouvait que m’impressionner à l’age de 10 ans. Je pense que cette paire fut l’élément moteur principal qui déclencha ma passion.
Durant des années, j’ai cherché dans les paires vendues sur le marché des détails qui pouvait me rappeler ce modèle si particulier. Parfois c’était un design général, parfois c’était une couleur ou un matériau utilisé qui pouvait me décider dans un achat. Il me tarde d’être en 2015.

Découvrez les oeuvres de Jordan Samper sur son site web: http://jordan.samper.free.fr/

S.A

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